Haut-Uélé : Le portail de la mine de Kibali bloqué, la contestation contre le Directeur Pays s’intensifie Durba, le matin du 5 juin 2026. C’est une question de niveu Intellectuel? Appel au devoir de l’État , Exiger de l’Institut Nationale de Preparation Professionnelle INPP en sigle ,un retour sur investissement pour les entrepreneurs de Watsa

La tension est montée d’un cran ce vendredi matin à Durba, dans le territoire de Watsa. Le portail de Doko, principale voie d’accès à la mine d’or de Kibali, est actuellement paralysé par un sit-in mené par les mouvements citoyens G20 et « Vrai Vrai ». Si les piétons peuvent encore accéder au site, la circulation des engins miniers est, elle, totalement interrompue. Au cœur des revendications : le départ immédiat de Cyrille Mutombo, le directeur pays de Kibali Gold Mine.

​Pour que le patriotisme économique ne soit pas un vain mot, l’État congolais ne peut pas se contenter de percevoir des taxes. Il doit activer ses propres leviers de formation, financés directement par l’effort des opérateurs économiques locaux.

​Aux autorités de la Republique Democratique du Congo et à l’INPP : Où est l’appui intellectuel obligatoire ? ​Chaque entreprise locale et chaque sous-traitant qui opère dans la région de Durba et Watsa paie régulièrement ses cotisations à l’INPP. Cet effort financier doit générer un juste retour sous forme de « capital intellectuel ».

​Le recadrage : L’État doit exiger de l’INPP le déploiement immédiat d’un programme spécial de mise à niveau à Watsa. Puisque l’argent est collecté sur place, l’INPP doit organiser des formations de haut niveau adaptées aux exigences de Kibali : gestion de projets miniers, respect des normes de sécurité internationales , gouvernance financière, et montage de dossiers d’appels d’offres compétitifs. Les entrepreneurs de Watsa ne demandent pas l’aumône, ils réclament le service pour lequel ils paient.

À la société Kibali Gold Mine : Co-construire les programmes avec l’INPP

​La mine se plaint parfois du manque de qualification technique ou administrative des structures locales.

​Le recadrage : Plutôt que de rejeter les dossiers des sous-traitants locaux, Kibali devrait collaborer avec l‘INPP en lui dictant son cahier des charges : « Voilà les compétences exactes dont nos sous-traitants ont besoin pour gagner nos marchés. » En croisant les besoins de la mine et les budgets de formation de l’INPP, on crée une main-d’œuvre locale ultra-compétitive.

Aux entrepreneurs locaux : Exiger la formation comme un droit contractuel

​Le combat des entrepreneurs de Watsa doit aussi se déplacer sur le terrain du droit à la formation.

Le recadrage : Au lieu de se focaliser uniquement sur le départ des dirigeants, les collectifs d’entrepreneurs et les mouvements citoyens doivent exiger de l’État des comptes sur l’utilisation des fonds INPP. Être compétitif s’apprend, et cet apprentissage est un droit déjà payé par le fruit de leur travail.

En clair : Bloquer le portail de la mine résout le symptôme, mais pas la maladie. La vraie solution est que l’argent de l’INPP serve enfin à armer intellectuellement les entrepreneurs de Watsa pour qu’aucune direction de Kibali ne puisse leur refuser un contrat par manque de compétences.

Rédaction: Anifa Nig

Articles connexes